Le président national en visite à l’Établissement d’Edmonton

Le 1er avril 2026, le président national David Neufeld et le vice-président régional (VPR) Zef Ordman ont effectué une visite sur place à l’Établissement d’Edmonton. Il s’agissait de la première visite du président Neufeld à l’Établissement d’Edmonton, qui lui a permis de rencontrer plusieurs membres de la section locale 31068 du SESJ, de nombreux membres du SESJ travaillant à l’établissement et des membres de l’équipe de direction de l’Établissement d’Edmonton. Cette visite a également permis de mieux comprendre l’histoire, la culture et les conditions de travail actuelles de l’Établissement d’Edmonton.

L’Établissement d’Edmonton est situé près de la limite nord-est d’Edmonton, en Alberta. Il se trouve à environ 18 km du centre-ville, du côté ouest de l’autoroute 15. Il s’agit d’un établissement autonome à sécurité maximale, de forme rectangulaire et comprenant une cour intérieure. La capacité d’accueil de l’établissement est de 324 détenus.

Le président Neufeld et le VPR Ordman ont été accueillis par Terry Hatto, président de la section locale du SESJ, ainsi que par les vice-présidents de la section locale, Peter Dodsworth et Logan Fines. Les représentants du SESJ ont bénéficié d’une visite guidée approfondie comprenant des arrêts dans plusieurs zones de l’établissement :

  • le magasin général
  • le bâtiment administratif (soutien administratif, gestion des dossiers)
  • l’unité d’intervention structurée (UIS)
  • l’unité 6

Des rencontres ont eu lieu avec des agents de programmes sociaux, le coordonnateur de l’emploi en établissement, un conseiller en compétences comportementales, un nettoyeur, des agents des Services d’alimentation (cuisine), des éducateurs pour les délinquants (enseignants) et le groupe des agents de libération conditionnelle.

Le président Neufeld et le VPR Ordman ont beaucoup apprécié que les membres du SESJ aient pris le temps, malgré leur journée de travail bien remplie, de s’entretenir avec eux. Les membres du SESJ se sont montrés très ouverts et ont évoqué certains des problèmes spécifiques auxquels ils sont confrontés dans leur travail au sein d’un établissement à sécurité maximale (c’est-à-dire le niveau élevé de violence parmi les détenus; le nombre important de détenus ayant des difficultés d’adaptation à l’établissement; la population carcérale composée de détenus présentant un profil de risque « moyen à élevé », ce qui rend les cas plus complexes et nécessite davantage de prise en charge).

Évidemment, l’examen exhaustif des dépenses (EED) et ses conséquences imminentes occupaient les esprits, et de nombreuses questions subsistaient quant à la manière dont nos établissements gagneraient en « efficacité et efficience » avec les coupes proposées et mises en œuvre. Voici quelques-unes de ces questions :

  • À qui reviendront les responsabilités des bibliothécaires, une fois que ces postes auront été supprimés des établissements?
  • Comment l’Établissement d’Edmonton pourra-t-il offrir des possibilités d’éducation significatives aux détenus alors qu’on lui demande de passer de 5 enseignants à 3 enseignants?
  • Les membres avaient également des questions sur les « gains d’efficacité » que le SCC entend réaliser en matière de programmes correctionnels et de gestion des cas dans les phases 2 et 3 de l’EED.

Compte tenu du niveau de difficulté inhérent à la mise en œuvre d’interventions dans un établissement à sécurité maximale, il était évident que les membres du SESJ s’inquiétaient déjà des répercussions futures sur leur charge de travail et sur leur capacité à préparer correctement les détenus à une réévaluation à la baisse de la cote de sécurité ou à leur retour dans la collectivité.

Au cours de la visite, le président Neufeld et le VPR Ordman ont pu passer du temps avec les enseignants et leur expliquer le processus de réaménagement des effectifs. Il était clair que ce processus a été particulièrement difficile pour les enseignants, car ils avaient reçu une lettre dès la fin janvier et n’ont appris que récemment que le SCC prévoyait de supprimer deux postes d’enseignant sur le site. Les enseignants se sont présentés comme un groupe soudé, s’efforçant de se soutenir mutuellement en ces temps difficiles. Il était réjouissant de voir à quel point les enseignants étaient fiers de leur rôle dans la réinsertion des détenus et d’entendre parler des récents succès qu’ils avaient remportés en tant qu’équipe pédagogique.

Le président Neufeld et le VPR Ordman se sont également rendus en cuisine pour s’entretenir avec les agents des Services d’alimentation au sujet de leur travail et de la « campagne pour les agents des Services d’alimentation » actuellement menée par le SESJ. Les questions relatives à la sécurité, à la dotation en personnel, à la formation et à l’équipement des agents des Services d’alimentation dans la cuisine ont été abordées avec les membres. Le président Neufeld s’est réjoui d’apprendre que l’établissement avait reçu de nouvelles chambres froides, ce qui a permis de résoudre un problème d’équipement de longue date dans la cuisine. Parmi les points à améliorer mentionnés figuraient une meilleure orientation des nouveaux employés au sein de l’établissement pour les membres des Services d’alimentation, la nécessité d’installer davantage de caméras de sécurité dans la cuisine et une reconnaissance générale de leur contribution à la sûreté et à la sécurité de l’établissement.

Il convient de noter que l’Établissement d’Edmonton perdra un poste de nettoyeur (GS-BUS-04) et un poste de surveillant des services de nettoyage (GS-BUS-05) à la suite de l’EED. Concrètement, la suppression de ces postes réduira cette équipe de moitié et mettra l’établissement sous une pression considérable pour trouver des détenus nettoyeurs capables d’effectuer un travail de qualité équivalente. Lorsqu’il s’est entretenu avec les membres du SESJ sur place, le président Neufeld a appris qu’il avait toujours été difficile de trouver des détenus nettoyeurs pour effectuer ce travail à l’Établissement d’Edmonton et que cette décision aura des répercussions sur la propreté générale de l’établissement.

La dernière étape de la journée a consisté en une visite auprès du groupe des agents de libération conditionnelle. Le président Neufeld a saisi cette occasion pour évoquer l’objectif de l’examen de la charge de travail des agent-e-s de libération conditionnelle du SCC et faire le point sur son avancement. Il était intéressant d’entendre directement les agents de libération conditionnelle expliquer à quel point leur charge de travail est profondément influencée par le type de détenus dont ils ont la charge. Comme mentionné précédemment, l’Établissement d’Edmonton est un site qui accueille des détenus présentant d’importantes difficultés d’adaptation à l’établissement. Il est apparu clairement que le groupe des agents de libération conditionnelle est soumis à un stress important en raison de la complexité de ces cas et des pressions liées à un projet pilote actuellement en cours sur le site, qui vise à transférer les détenus vers un niveau de sécurité moins élevé au sein de l’établissement aussi rapidement que possible. Le groupe des agents de libération conditionnelle a exprimé avec force l’importance de disposer d’interventions (par exemple, des programmes, des formations) à l’Établissement d’Edmonton afin de traiter les problèmes de comportement des détenus et de les préparer à leur libération ou à leur transfert vers un niveau de sécurité inférieur. Le président Neufeld a souligné l’importance pour le groupe des agents de libération conditionnelle de signaler ces préoccupations dans le cadre du processus d’examen de la charge de travail des agent-e-s de libération conditionnelle.

Au cours de cette visite, le président Neufeld, le VPR Ordman et les trois dirigeants de la section locale ont eu l’occasion de rencontrer la directrice Michelle Kendall et le sous-directeur Matthew Ryder. Cette rencontre a porté sur le travail accompli ces dernières années sur le site pour améliorer la culture institutionnelle et les conditions de travail générales. La directrice Kendall a évoqué ses efforts pour améliorer la communication globale avec le personnel et assurer une meilleure homogénéité dans la manière dont les problèmes sont résolus au niveau du site. Le président Neufeld a apprécié l’ouverture durant cette réunion et la volonté mutuelle exprimée de collaborer pour bâtir un milieu de travail fort et sain. Toutes les parties ont convenu de l’importance d’entretenir de solides relations entre la direction et le syndicat et de faire preuve d’une volonté de travailler ensemble pour surmonter les difficultés à venir.

Le président Neufeld et le VPR Ordman sont extrêmement reconnaissants envers la direction de la section locale et les dirigeant-e-s de la section locale 31068 du SESJ pour cet accueil chaleureux et cette visite mémorable.