Le jeudi 14 mai, le secrétaire parlementaire du ministre fédéral de la Sécurité publique et député de La Prairie – Atateken, Jacques Ramsay, a visité l’établissement de Drummondville en compagnie du président national David Neufeld et du vice-président régional Patrick Ménard. La tournée a été organisée à l’invitation du président Neufeld à la suite d’une séance d’information au cabinet du ministre que le SESJ a donnée à l’occasion de la publication de son rapport révolutionnaire sur les agent-e-s de programmes correctionnels, rédigé par Rose Riccairdelli, Ph. D. C’est seulement le deuxième établissement fédéral au Québec que le député Ramsay a pu visiter jusqu’à maintenant.
La tournée a duré trois heures, et a été dirigée par le VPR Ménard et le président de la section locale du SESJ, Michel Drolet. La délégation du SESJ a également été accompagnée du directeur Francis Anctil et de la sous-commissaire régionale principale, Anne-Marie Labalette. Le SESJ se réjouit que le député Ramsay ait manifesté un vif intérêt pour visiter le plus possible de l’établissement fédéral avec le temps dont il disposait.
La visite a donc commencé dans la cuisine où le député Ramsay a pu en apprendre davantage sur l’activité importante et complexe qui est entreprise chaque jour pour nourrir environ 400 délinquants sous responsabilité fédérale. Le président Neufeld a pris le temps de parler au député Ramsay des efforts que déploie le SESJ pour améliorer les conditions de travail des agent-e-s des Services alimentaires après l’agression brutale d’un membre du SESJ qui travaillait dans la cuisine de l’Établissement de Stony Mountain.
Le président Neufeld explique que les agent-e-s des Services alimentaires ont souvent eu à supporter des conditions de travail dangereuses et un manque de formation en matière de sécurité, sans parler du personnel insuffisant dans les cuisines. Il a souligné que le SESJ a fortement plaidé pour
- une formation immédiate (et annuelle) en matière de sécurité;
- plus d’agent-e-s des Services alimentaires dans les cuisines; et
- la réparation de l’équipement brisé.
En réponse, le SCC a entrepris un examen des ressources humaines des Services alimentaires qui orientera l’élaboration d’un nouveau modèle de dotation visant à moderniser les activités des services alimentaires et à accroître le nombre d’agent-e-s des Services alimentaires dans les cuisines des établissements. Le président Neufeld a expliqué que, même si l’examen devait à l’origine être présenté au comité exécutif à l’automne 2025, l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement fédéral a ralenti les échéanciers et les processus de planification ministériels. Le président Neufeld a souligné qu’il était essentiel que ces travaux importants continuent d’avancer et qu’il avait bon espoir qu’ils deviennent une priorité pour le commissaire nouvellement nommé.
Le député Ramsay a ensuite eu droit à une visite des vastes installations de CORCAN au sein de l’établissement de Drummondville. CORCAN est un organisme de service spécial du Service correctionnel du Canada (SCC). Drummondville offre une gamme de programmes d’emploi et d’employabilité aux délinquants sous responsabilité fédérale pendant qu’ils purgent leur peine, y compris la formation professionnelle, les compétences en employabilité, des stages et plus encore. Le député Ramsay a pu interagir avec un certain nombre de formatrices et formateurs qui mènent la prestation de ces programmes et visiter quelques-unes des installations où ces programmes sont offerts.
Parallèlement, le député Ramsay a eu l’occasion de se renseigner sur les efforts particuliers que certains membres du SESJ soutenant CORCAN entreprennent à Drummondville pour empêcher les drones de pénétrer dans le périmètre du bâtiment : un problème auquel sont confrontés la plupart des pénitenciers fédéraux.
Tout au long de la visite, le VPR Ménard et le président de la section locale se sont assurés que le député Ramsay, qui agit également à titre de secrétaire parlementaire fédéral, a rencontré les membres du SESJ en première ligne. Il s’agit des personnes qui sont directement responsables de la formation et de l’offre de leur expertise afin de favoriser des activités sécuritaires au sein de l’établissement et la réadaptation des délinquants sous responsabilité fédérale. De plus, le SESJ s’est assuré que les bureaux des programmes correctionnels et les agent-e-s fédéraux de libération conditionnelle ont également eu l’occasion de transmettre leur point de vue au député Ramsay, puisque l’écrasante majorité des délinquants seront libérés de l’établissement de Drummondville (comme c’est le cas pour la plupart des établissements fédéraux à sécurité moyenne ou minimale) et devraient réussir à réintégrer la société partout au pays.
C’est ce qui explique qu’il était si important que le député Ramsay ait pu, au cours de la tournée, s’entretenir directement avec nombre d’agent-e-s des programmes correctionnels et quelques agent-e-s de libération conditionnelle fédéraux, qui ont souligné quelques-unes des difficultés actuelles à Drummondville. Les agent-e-s de programmes ont décrit l’impératif d’établir des liens de confiance avec les délinquants qui ont l’obligation de suivre des programmes conçus pour traiter leurs facteurs de risques criminologiques. Ils ont fait savoir que, même si ces programmes peuvent apporter une amélioration concrète, les délinquants ont parfois du mal à se tirer d’affaire dans des cours qui ne conviennent pas bien à leurs besoins – ou dans des circonstances où il y a trop de variations entre les délinquants (pour ce qui est du degré de sensibilisation ou de maîtrise des programmes) pour que ces programmes soient vraiment efficaces.
Les agent-e-s de programmes ont également fait part au député Ramsay du fardeau émotionnel que ce travail peut constituer pour leur famille. Sans un lien étroit avec ces délinquants, beaucoup ne seront pas motivés à entreprendre le travail. Ils ont également décrit les frustrations qu’ils éprouvent s’ils n’ont pas le temps ou les ressources nécessaires pour soutenir adéquatement les délinquants. Le SESJ a informé les agent-e-s de programmes présent-e-s du dernier rapport du SESJ par Mme Ricciardelli et les a encouragé-e-s à en prendre connaissance afin de mieux comprendre comment le SESJ milite pour des changements indispensables.
Une agente de libération conditionnelle fédérale chevronnée – Karine Esparza – a également parlé de la difficulté qu’éprouvent les agent-e-s de libération conditionnelle à Drummondville (entre autres établissements) compte tenu du nombre intenablement élevé de cas de délinquants, ainsi que du fait que les délinquants ont maintenant des besoins de santé mentale ou autres plus complexes. Elle a exhorté le ministre pour qu’il réduise immédiatement le nombre de cas pour que les agent-e-s de libération conditionnelle fédéraux puissent s’acquitter de leur mandat d’évaluer et d’atténuer le risque que présentent les délinquants avant leur remise en liberté dans la société. Mme Esparza indique que, sans un effort concerté du SCC pour réduire le nombre de cas, la capacité des agent-e-s de libération conditionnelle à faire leur travail avec efficacité et à assurer la sécurité de la population canadienne sera lourdement compromise.
Le président Neufeld et le vice-président Ménard ont conclu la visite par une brève conversation avec le député Ramsay sur l’importance de s’assurer que les suppressions à venir dans le cadre du réaménagement des effectifs ne nuisent pas au travail de grande qualité que fait le personnel de réadaptation du SESJ dans les établissements et dans la collectivité. Ils ont souligné que les services correctionnels fédéraux avaient déjà un minimum de personnel dans ce secteur, et que les répercussions de ces compressions se font encore sentir à ce jour. Ils ont noté que le nouveau commissaire semble très motivé à procéder avec prudence et que le président Neufeld et le commissaire entretiennent une relation respectueuse et bien établie.
Le député Ramsay a été très reconnaissant de la visite et de l’occasion de mieux comprendre quelques-unes des interventions cruciales que mènent les membres du SESJ. Il a pu voir clairement à quel point les membres du SESJ font partie intégrante du système correctionnel fédéral, et plus particulièrement de la réadaptation et de la réinsertion efficaces des délinquants sous responsabilité fédérale. Le député Ramsay s’est engagé à défendre les intérêts du SESJ au cours des prochains mois.
