29 mai — La troisième journée complète d’activités de la Conférence sur l’équité 2025 du SESJ s’est terminée tard hier soir à l’hôtel Westin Nova Scotian.
L’avant-midi a commencé avec Tammy Bernasky, chercheuse universitaire, défenseuse des droits des personnes handicapées et professeure adjointe à l’Université du Cap-Breton. Elle a fait un exposé captivant sur l’importance de redoubler d’efforts pour accélérer l’intégration des personnes handicapées au travail, soulignant les défis constants auxquels font face les personnes dont les handicaps sont souvent invisibles, ou ne sont pas immédiatement reconnaissables.
Elle a abordé l’idée de l’adoption d’un cadre fondé sur les droits dans lequel les personnes handicapées ne seraient pas considérées comme l’exception, mais simplement comme des personnes comme les autres, qui devraient avoir accès à un travail valorisant, à des déplacements et à des transports sans obstacle et à une vie de famille épanouie, entre autres expériences. Le SESJ est reconnaissant d’avoir pu accueillir cette militante internationale et d’en avoir appris davantage sur les avancées qui se réalisent aux Nations Unies et plus près de chez nous.

Après cet exposé, trois membres du SESJ, Tracy Coates, Annie Lacombe et Laura Wildly, ont animé un atelier où elles ont invité les personnes déléguées à effectuer diverses tâches quotidiennes en se mettant dans la situation d’une personne aux capacités physiques réduites (vue, mouvement, neurodivergence, etc.). L’expérience a été révélatrice pour beaucoup de délégué-e-s, qui ont fait remarquer qu’ils n’avaient jamais réfléchi aux défis que doivent relever les personnes ayant un handicap au travail.
Après le dîner, le SESJ a accueilli la présidente de la Commission des relations du travail de la Nouvelle-Écosse et défenseuse de la communauté queer, Jasmine Wash, qui a présenté des remarques préliminaires sur son expérience dans les sphères personnelle et professionnelle. Jasmine a mis en relief le défi de tous les jours que représente la création d’espaces véritablement inclusifs pour les personnes 2SLGBTQI+, et a souligné que dans de nombreux milieux de travail, il n’y a pas encore d’égalité. Il est tragique de constater que parfois, ici même au Canada, pas seulement aux États-Unis, il y a d’importantes régressions et une résurgence de la haine et de la discrimination. La réponse des institutions canadiennes n’est pas toujours rapide ni fondée sur l’équité, et la lutte continue.
Laura Wildly, Shari Schiefele et Shauna Ward, membres du SESJ, se sont ensuite jointes à Jasmine pour témoigner de leurs propres expériences en tant que membres de groupes en quête d’équité et de défenseuses pour leur famille, leurs ami-e-s et leurs proches. Il n’est pas facile d’entendre que les progrès obtenus après de dures luttes sont compromis, mais la solidarité qui régnait dans la salle était inspirante.
La soirée s’est terminée par une tradition de longue date du SESJ : un divertissant dîner de gala avec un exceptionnel spectacle mettant en vedette Chelazon Leroux de la troisième saison de Canada’s Drag Race et les artistes locales Maya Foxx et Zaya Matrix.

Chelazon Leroux est un-e célèbre artiste autochtone des Prairies et un véritable moteur d’influence et de changement. Le SESJ est honoré d’avoir accueilli Chelazon, non seulement pour son spectacle, mais aussi pour le témoignage de sa propre expérience en tant que jeune personne bispirituelle des Premières Nations du Manitoba.
