Le chef du NPD fédéral Avi Lewis s’adresse à l’exécutif national du SESJ à Ottawa

Le SESJ a eu l’occasion d’accueillir le chef du NPD du Canada, Avi Lewis, qui s’est adressé à l’exécutif national du SESJ lors de sa réunion du 24 septembre. Les membres du SESJ travaillent sans relâche dans 17 ministères et organismes fédéraux sous l’égide du Conseil du Trésor pour assurer la sécurité de la population canadienne. En première ligne comme en coulisses, nos membres travaillent dur pour assurer la sûreté et la sécurité au Canada.

Avi Lewis est un journaliste, éducateur et militant chevronné qui met à profit 35 ans d’expérience en mobilisation des campagnes. Il allie l’organisation communautaire à une présence médiatique nationale pour faire avancer la cause de la classe ouvrière partout au Canada.

Candidat fédéral du NPD à deux reprises (West Vancouver–Sunshine Coast–Sea-to-Sky en 2021, Vancouver-Centre en 2025), Avi comprend les défis auxquels les communautés que nous servons font face. Il enseigne la justice climatique et le film documentaire à l’Université de la Colombie-Britannique, formant la prochaine génération d’organisateurs et de conteurs. L’engagement de M. Lewis à l’égard des droits des travailleurs est profond. En 2004, son documentaire The Take a chroniqué le mouvement argentin d’entreprises démocratiques autogérées par les travailleurs – projeté dans des usines occupées de Chicago au Caire.

Au cours de sa présentation au SESJ, M. Lewis a abordé diverses questions auxquelles est confrontée la population ouvrière du Canada et le mouvement syndical en général.

Examen exhaustif des dépenses

M. Lewis a reconnu les conséquences importantes qu’a eues le réaménagement des effectifs dans 17 ministères et organismes sur les membres du SESJ, ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui sont encore aux prises avec les retombées, en particulier compte tenu de l’absence de consultations constructives. Il a fait part de ses grandes inquiétudes au sujet de l’intégration accélérée de l’intelligence artificielle dans les activités du gouvernement du Canada, et ce, sans formation, orientation ou balises adéquates.

Amélioration de l’accès aux indemnités d’accidents du travail

M. Lewis a reconnu que de nombreux fonctionnaires fédéraux de la Sécurité publique du SESJ sont exposés à des traumatismes en milieu de travail et ne sont pas inclus en ce moment dans les définitions de blessures présomptives. Le SESJ cherche à modifier l’approche du gouvernement fédéral en matière d’indemnisation des accidents du travail pour que ses membres aient accès à l’indemnisation dont ils ont besoin et qu’ils méritent.

Les programmes provinciaux et territoriaux d’indemnisation des accidents du travail, qui ont pour mandat de traiter les blessures en milieu de travail subies par les fonctionnaires fédéraux, ont largement limité la reconnaissance du risque de blessure psychologique aux « premie-ère-s intervenant-e-s » traditionnel-le-s (c’est-à-dire les policier‑ère-s, les pompie-ère-s, le personnel paramédical et les gardien-ne-s de prison). Compte tenu de ces critères restrictifs, de nombreux membres du SESJ qui sont exposés directement ou indirectement à des éléments ou à des événements traumatisants, ou les deux, ne sont pas couverts par les clauses actuelles relatives aux blessures présomptives, le cas échéant, du fait qu’ils ne sont pas perçu-e-s comme des premie-ère-s intervenant-e-s traditionnel-le-s.

M. Lewis s’est notamment engagé à appuyer pleinement les propositions du SESJ visant à apporter d’importantes modifications législatives à la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État fédérale. Ces modifications avaient déjà été proposées en 2023 dans le cadre d’un projet de loi d’initiative parlementaire parrainé par l’ancien député Peter Julian.

Législation appuyant l’initiative Bâtir un Canada fort

M. Lewis a exprimé ses grandes inquiétudes et sa forte opposition au nouveau projet de loi visant à bâtir un Canada fort, reconnaissant qu’à son avis, ce projet de loi affaiblirait considérablement le droit des travailleur-se-s de lutter pour une rémunération équitable, des milieux de travail sécuritaires et la sécurité d’emploi. Il a souligné que ces mesures législatives porteront atteinte aux droits de négociation collective des travailleur-se-s et restreindront le droit de grève.

Le droit de grève et de négociation collective est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Comme l’a souligné la réponse de l’Alliance de la Fonction publique du Canada à ce projet de loi, il s’agit de l’un des seuls mécanismes permettant aux travailleur-se-s d’obtenir de meilleures conditions pour eux-mêmes et leur famille, et ce mécanisme renforce les communautés. Comme les employeurs ont déjà un pouvoir énorme sur le milieu de travail, les travailleur-se-s ont le pouvoir de se concerter et, au besoin, de retirer leur travail.

M. Lewis a souligné que, même si le NPD ne jouit pas actuellement du statut de parti, il juge que son rôle consiste à fournir une opposition concrète et constructive au gouvernement Carney et au programme des entreprises, qui privilégient les sociétés à but lucratif aux dépens des travailleur-se-s et de la population canadienne.