Le vendredi 16 octobre, le président national David Neufeld et le vice-président régional Jeff Sandelli (SCC Communauté et CLCC – Ouest) ont rencontré le sous-ministre fédéral du Travail, Rob Wright, ainsi que de hauts responsables du ministère du Travail.
À titre de contexte, cette réunion faisait suite à une demande formulée par le SESJ concernant les efforts en cours visant à modifier la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État. Depuis 2023, le SESJ mène une campagne énergique afin de mobiliser les député-e-s de tous les partis et de souligner l’urgence de certaines de ces modifications. Le SESJ a rencontré un grand nombre de député-e-s, dont la majorité appuie pleinement les modifications législatives proposées. Ces modifications permettraient aux membres du personnel de la sécurité publique d’avoir accès à une indemnité d’accident du travail en cas de blessure présomptive lorsqu’ils subissent une blessure psychologique liée au travail, peu importe où ils vivent au Canada.
Le sous-ministre Wright a immédiatement manifesté son appui aux efforts déployés par le SESJ pour remédier aux profondes inégalités d’accès à l’indemnisation des accidents du travail dont sont victimes de nombreux membres du personnel de la sécurité publique. Il a d’ailleurs pris le temps, au début de la réunion, de mettre l’épinglette de la campagne sur les blessures présomptives. Le sous-ministre Wright a également reconnu que les soins tenant compte des traumatismes et le soutien aux membres de première ligne sont essentiels au bien-être du personnel de la sécurité publique, dont les contributions à la sécurité publique sont moins visibles et moins reconnues.
Lors de la réunion, le président national Neufeld a souligné que le SESJ a rencontré la ministre de l’Emploi et de la Famille, Patty Hajdu, et le secrétaire d’État au Travail, John Zerucelli, au cours de la dernière année. Ces derniers ont aussi fait part de leur préoccupation concernant les inégalités dont sont victimes les membres du SESJ et sont déterminés à y remédier.
Le président national Neufeld et le vice-président régional Sandelli ont tous deux souligné que certains membres du SESJ travaillent au sein d’organismes comme la GRC, où les membres en uniforme bénéficient de mesures organisationnelles complètes visant à soutenir leur santé mentale, tandis que les membres du personnel de la sécurité publique (employé-e-s de la fonction publique) qui travaillent à leurs côtés sont exclus de ces mesures.
De plus, le SESJ a souligné le fait que d’un grand nombre de membres du SESJ voient leurs demandes d’indemnisation des accidents du travail rejetées, ce qui ne fait qu’exacerber leurs blessures psychologiques. À la demande du SESJ, un expert juridique expérimenté du cabinet RavenLaw a également assisté virtuellement à la réunion. Il a souligné que les modifications législatives fédérales constituaient le mécanisme le plus approprié pour remédier à la disparité actuelle, outre d’autres considérations portant sur des subtilités juridiques.
Le sous-ministre Wright et le sous-ministre adjoint récemment nommé Marc Morin ont manifesté un vif intérêt à poursuivre la discussion avec le SESJ dans le cadre d’une réunion de suivi prévue plus tard en novembre. Ils ont également sollicité l’avis et la collaboration du SESJ concernant certains travaux à venir visant à élaborer et à mettre en œuvre de meilleures mesures de soutien psychologique en amont, destinées spécifiquement aux membres du personnel de la sécurité publique, afin de prévenir, dans la mesure du possible, l’apparition de traumatismes liés au stress opérationnel. Le sous-ministre Wright et le sous-ministre adjoint Morin ont également répondu favorablement à une invitation du SESJ à accompagner le président national Neufeld et le vice-président régional Sandelli lors d’une prochaine visite d’un établissement correctionnel fédéral.
Cette réunion a constitué une étape cruciale dans la campagne du SESJ sur la question des blessures présomptives et contribuera à créer l’élan nécessaire pour améliorer l’accès à l’indemnisation des accidents du travail et aux services de soutien en santé mentale connexes.
La possibilité de rencontrer le sous-ministre fédéral du Travail et son équipe témoigne de la crédibilité de la campagne du SESJ et de la reconnaissance de la nécessité d’un changement.
