Dans la foulée du premier budget fédéral du premier ministre Mark Carney, le SESJ se prépare à mener une campagne majeure pour protéger les emplois du personnel fédéral de sécurité publique.
Cette préparation suit l’annonce faite plus tôt cette année par le Conseil du Trésor de la mise en œuvre d’un examen exhaustif des dépenses. Lors de la présentation du budget mardi, le ministre des Finances a confirmé son intention de supprimer jusqu’à 40 000 emplois de la fonction publique fédérale dans le cadre de cet examen.
La majorité des ministères et organismes représentés par le SESJ ont reçu pour mandat de réaliser des économies opérationnelles de 15 % dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses. Le Service administratif des tribunaux judiciaires est le seul épargné de cette directive. La GRC, le ministère de la Défense nationale et l’Agence des services frontaliers du Canada ont pour leur part appris qu’ils doivent réaliser des économies de 2 %.
Dans cette optique, la plupart des membres du SESJ seront directement touchés par ces coupes, soit par des pertes d’emploi, soit par la triste réalité de devoir prendre le relais avec moins de personnel disponible pour effectuer le travail.
Ces coupes se traduiront par la suppression de postes (par attrition ou par réaménagement des effectifs), des départs à la retraite anticipés, la réduction des ressources ou la suppression de programmes qui ont une incidence sur la capacité d’un ministère à remplir son mandat, ou encore des changements dans les conditions de travail de première ligne (c’est-à-dire les politiques, les procédures, etc.).
« Lorsque nous parlons de réductions du personnel de sécurité publique, cela signifie que le travail essentiel sur lequel les Canadiens comptent pour assurer leur sécurité est plus difficile à accomplir. En fin de compte, on demande au personnel fédéral de sécurité publique d’en faire plus avec moins », a affirmé David Neufeld, président national du SESJ.
Que vous soyez un-e agent-e de libération conditionnelle fédéral-e, assistant-e chargé de l’examen des dossiers cas pour la Commission des libérations conditionnelles du Canada ou greffier-ère aidant les équipes juridiques à préparer des affaires pénales pour la cour fédérale, le travail ne s’arrête pas à cause des coupes budgétaires fédérales. Les exigences imposées au système de justice pénale sont intenses et ne cessent de croître. Quand des coupes sont apportées au personnel fédéral de sécurité publique, la charge de travail augmente, le stress s’intensifie et les infrastructures de sécurité publique s’affaiblissent », a ajouté M. Neufeld.
« La sécurité publique ne peut pas – et ne doit pas – être la victime collatérale de ce nouveau budget fédéral. »
C’est pourquoi, à l’approche de ce budget fédéral, le SESJ s’était déjà mobilisé sur les lieux de travail à l’échelle du pays pour s’assurer que le public et ses membres comprennent les effets négatifs de ces coupes budgétaires. Les ministères et les organismes ont été informés que le SESJ soulèvera chaque coupe budgétaire, chaque changement de politique et de chaque membre du personnel non remplacé.
Le SESJ continue d’inviter les député-e-s de tous les partis à se rendre sur les lieux de travail concernés dans leur région et reconnaît les efforts déjà déployés par nombre d’entre eux.
En outre, le SESJ a élaboré un plan d’action national dans le cadre de sa campagne sur le budget pour résister aux coupes budgétaires et de défendre le travail de ses membres grâce à un engagement politique stratégique et à la mobilisation des membres dans tout le pays. Ce plan comprend des réunions prévues avec le ministre fédéral de la Sécurité publique, des député-e-s et des haut-e-s fonctionnaires du gouvernement.
« Nous savons qu’il est essentiel que le SESJ agisse rapidement pour recueillir les renseignements les plus détaillés possibles sur le terrain concernant les coupes budgétaires qui, nous le savons, sont imminentes. Il est impératif de travailler directement avec nos sections locales et nos membres en vue d’obtenir une image aussi claire que possible et de communiquer les répercussions aux décideurs », a souligné le président Neufeld.
Les vice-président-e-s régionaux-ales, les leaders de sections locales et les comités de réaménagement des effectifs collaboreront, aux côtés des membres, pour recueillir les renseignements les plus détaillés possibles concernant l’incidence des coupes budgétaires sur la sécurité publique.
C’est pourquoi, au cours des prochaines semaines, le SESJ renforcera sa capacité à obtenir tous les détails à sa disposition au sujet de ces coupes budgétaires préjudiciables et à s’assurer que les renseignements que nous recevons sont complets et exacts. Le SESJ prévoit de souligner les répercussions de ces coupes budgétaires auprès du ministre fédéral de la Sécurité publique, des député-e-s et d’autres parties prenantes concernées, si nécessaire.
Dans le cadre du plan d’action national, le SESJ organisera également une assemblée publique nationale le mardi 2 décembre à 20 h, heure de l’Est, pour présenter à ses membres son plan de lutte contre les coupes budgétaires. L’assemblée publique sera enregistrée et mise à la disposition des membres du SESJ. Des assemblées publiques de services sont également prévues au printemps 2026.
Dans l’intervalle, le SESJ encourage toutes ses sections locales à consigner les coupes budgétaires et à exposer régulièrement les effets négatifs et les répercussions que ces coupes entraînent lors des réunions patronales-syndicales de sections locales et des comités de santé et de sécurité au travail.
Les comités de mobilisation et de participation du SESJ joueront également un rôle dans les efforts déployés pour veiller à ce que le SESJ soit un ardent défenseur de la protection des membres du personnel de sécurité publique et du travail ce que ces derniers effectuent. Nous ne cesserons de défendre nos membres et de renforcer notre engagement à assurer la sécurité du Canada.
Le SESJ représente près de 20 000 membres œuvrant auprès de 18 ministères et organismes, qui veillent tous à la sécurité publique et à l’accès à la justice au Canada.
