L’équipe de direction du SESJ visite deux emplacements de SCC dans la région de Québec

Le 20 novembre dernier, le président national David Neufeld et plusieurs membres de l’équipe des relations de travail du bureau national du SESJ se sont joints aux VPR du Québec Annie Blanchette (GRC-Justice-SPPC-SCC communautaire-CLCC) et Patrick Ménard (SCC) pour la visite de deux emplacements de SCC dans la région de Québec et les environs.  Plusieurs représentant-e-s du SESJ étaient à Québec cette semaine pour la cinquième et dernière conférence régionale du SESJ pour 2025.

La première visite a eu lieu au Centre correctionnel communautaire (CCC) Marcel Caron, à Québec. Les représentant-e-s du SESJ ont été accueilli-e-s à l’établissement par la présidente de la section locale Marie-Pier Tremblay (section locale 10077) et la gestionnaire du CCC, Ann-Frédérique Roy-Morin, et ont eu droit à une longue visite. La visite a permis aux représentant-e-s du SESJ de rencontrer les membres de première ligne du SESJ à l’établissement et d’en apprendre davantage sur le travail difficile qu’ils accomplissent lorsqu’ils aident les délinquants dans leur réadaptation et leur réinsertion sociale.

Les représentant-e-s du SESJ ont été informé-e-s que l’établissement de 40 lits de SCC héberge une population très complexe de délinquants à risque élevé (y compris de nombreux délinquants faisant l’objet d’une ordonnance de surveillance de longue durée ou OSLD). Il a été déterminé que le CCC héberge régulièrement un nombre maximal de délinquants. À l’heure actuelle, l’établissement compte quatre agents de libération conditionnelle. Dans ce contexte, le ratio actuel délinquant-agent de libération conditionnelle est de 1:10. Le président national Neufeld a fait part de ses préoccupations au sujet de l’examen exhaustif des dépenses et des compressions imminentes figurant dans les budgets opérationnels de SCC. Bien qu’on ignore si les degrés de dotation dans les CCC seront touchés par les compressions budgétaires fédérales, le président Neufeld a souligné que la position du SESJ continue de faire valoir que le ratio devrait être réduit à 1:8 (comme il l’était avant la mise en œuvre du Plan d’action pour la réduction du déficit, en 2012).

Les membres ont indiqué que le fait de réduire le ratio aiderait certainement à gérer la population complexe de délinquants. On a également souligné qu’il serait bénéfique d’assurer la dotation de tous les postes d’agent de libération conditionnelle pour une période indéterminée à cet établissement. Il est à noter qu’il a été difficile par le passé de doter des postes au CCC Marcel Caron en raison de la nature intense et stressante du travail. Comme le groupe de travail national des CCC a récemment commencé à se réunir à nouveau, le SESJ a l’intention de soulever encore une fois la question de la dotation et de la charge de travail des agents de libération conditionnelle. Les représentant-e-s du SESJ soulèveront également cette question pendant l’examen de la charge de travail des agents de libération conditionnelle mené avec SCC.

On le sait bien, les blessures de stress opérationnel sont très courantes aux CCC d’un océan à l’autre et SCC doit accorder davantage d’attention aux pressions de la charge de travail qui pèsent sur les membres du SESJ. On croit aussi que les CCC pourraient bénéficier d’un milieu de travail plus diversifié sur le plan des genres, surtout lorsqu’il est question de travailler avec des délinquants sexuels qui se voient imposer des conditions spéciales par la Commission des libérations conditionnelles du Canada pour être hébergés au CCC. Comme nous l’avons indiqué précédemment, cet établissement particulier compte un nombre élevé de délinquants dont la mise en liberté est assortie d’ordonnances de surveillance de longue durée, ce qui fait que la population carcérale est d’autant plus complexe à gérer.

Les représentant-e-s du SESJ remercient la présidente de section locale Tremblay et la gestionnaire du CCC Roy-Morin d’avoir pris le temps de les rencontrer et d’appuyer cette importante visite.

En après-midi, les représentant-e-s du SESJ se sont rendu-e-s à l’établissement Donnacona, un établissement à sécurité maximale situé à 45 kilomètres à l’ouest de Québec. Les représentant-e-s ont été accueilli-e-s par la présidente de section locale Isabelle Verville (section locale 10003) et le Vice-Président de section locale Gérard Gagné.

La visite a débuté par une rencontre avec le directeur de l’établissement Luc-Pierre Lauzon et la  sous-directrice Najat Chaer. Le dialogue a été centré sur la « culture » de l’établissement et la façon dont la direction s’est efforcée d’apporter de véritables changements au cours des 18 derniers mois. Il a été déterminé qu’il n’est pas facile de changer la culture et que l’élimination du harcèlement en milieu de travail est une priorité. La direction était certes d’avis que des progrès positifs avaient été réalisés à cet égard. La direction et les représentant-e-s de section locale ont convenu qu’ils entretiennent de bonnes relations de travail, le directeur Lauzon signalant qu’il apprécie les relations de travail qu’il a établies avec les représentant-e-s de section locale du SESJ.

La discussion a aussi porté sur les difficultés qui accompagnent le travail dans un établissement à sécurité maximale, notamment l’accès aux détenus et la façon de motiver les détenus à suivre leur plan correctionnel. Les représentant-e-s du SESJ ont ensuite visité l’établissement, s’arrêtant dans la cuisine, la buanderie, le  secteur CORCAN, le l département de gestion des cas , le secteur des programmes,  l’aumônerie, la bibliothèque, les unités de vie de la population en général et l’Unité d’intervention structurée. Il est à noter que l’Unité d’intervention structurée (UIS) comptait 45 détenus cette journée-là, ce qui représente un nombre élevé de détenus pour une UIS. Il a été confirmé que l’UIS disposait de tout le personnel nécessaire et qu’elle gérait la situation. Quelques préoccupations au sujet de la charge de travail des agents de libération conditionnelle ont été soulevées, mais tout indique que le ratio des agents de libération conditionnelle est de 1:30 ou presque.

Le président national Neufeld et les VPR Ménard et Blanchette tiennent à remercier la présidente Verville et le directeur Lauzon d’avoir accueilli le groupe de représentant-e-s du SESJ sur place et des renseignements fournis au cours de la visite au sujet des activités.