Les 8 et 9 octobre, le SESJ célèbre la Journée mondiale de la santé mentale sur la Colline du Parlement

En vue de souligner la Journée mondiale de la santé mentale et de mettre en relief les efforts déployés par le SESJ pour s’assurer qu’un nombre accru de membres du personnel fédéral de sécurité publique ont l’accès à l’indemnisation des accidents du travail pour les blessures liées à la santé mentale survenues sur le lieu de travail, le SESJ a organisé une réception spéciale sur la Colline du Parlement. L’activité s’est déroulée le mercredi 8 octobre pour célébrer cette journée (qui a lieu le 10 octobre à l’échelle mondiale). Comme la plupart des député-e-s retournent dans leur circonscription le jeudi soir, le SESJ a organisé sa réception le mercredi 8 octobre pour veiller à attirer le plus grand nombre possible de parlementaires.

La Journée mondiale de la santé mentale, reconnue dans le monde entier, est une occasion de sensibiliser le public à l’importance de la santé mentale et de mobiliser les efforts pour améliorer l’accès aux services de soutien psychologique.

Le Comité consultatif national sur la santé et la sécurité du SESJ, dirigé par la vice‑présidente régionale Kirsty Havard et le vice-président régional Jeff Sandelli, a supervisé l’événement. Le président national du SESJ, David Neufeld, et la membre du comité Fadia Sakha, ont coprésidé les formalités de la soirée. 

Des parlementaires de haut rang issus de chacun des principaux partis politiques ont également pris la parole lors de l’événement, notamment :

  • Maggie Chi, députée de Don Valley-North, secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé
  • Todd Doherty, député de Cariboo–Prince George et ministre conservateur du Cabinet fantôme responsable des Dépendances
  • Claude DeBellefeuille, députée de Beauharnois—Salaberry—Soulanges—Huntingdon (Québec), vice-présidente du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, et porte-parole du Bloc québécois en sécurité publique
  • Gord Johns, député de Courtenay—Alberni, en Colombie-Britannique, et porte‑parole du NPD en santé mentale

Ces personnes se sont prononcées en faveur de l’amélioration de l’accès aux mesures de soutien en matière de santé mentale pour les personnes ayant subi un traumatisme psychologique, comme c’est le cas pour les premier-ère-s intervenant-e-s dans la plupart des provinces et des territoires.

Pas moins de 17 député-e-s ont assisté à la réception, notamment :

  • Natilien Joseph, député de Longueuil—Saint-Hubert (Québec)
  • Frank Caputo, député de Kamloops—Thompson—Nicola (Colombie-Britannique)
  • Colin Reynolds, député d’Elmwood—Transcona (Manitoba)
  • Ginette Lavack, députée de Saint-Boniface—Saint-Vital (Manitoba)
  • Bienvenu-Olivier Ntumba, député de Mont-Saint-Bruno—L’Acadie (Québec)
  • Fares Al Soud, député de Mississauga-Centre (Ontario)
  • Ernie Klassen, député de Surrey-Sud—White Rock (Colombie-Britannique)
  • Andréanne Larouche, députée de Shefford (Québec)
  • Chi Nguyen, députée de Spadina—Harbourfront (Ontario)
  • Sonia Sidhu, députée de Brampton-Sud (Ontario)
  • Chak Au, député de Richmond-Centre—Marpole (ColombieBritannique)
  • Sukhman Gill, député d’Abbotsford—South Langley (Colombie-Britannique)
  • Shelby Kramp-Neuman, députée de Hastings—Lennox et Addington—Tyendinaga (Ontario)

De plus, le SESJ a également été très heureux d’accueillir l’un de ses propres membres, Conrad Zalevich, de Winnipeg, au Manitoba, qui est venu prendre la parole.  Malheureusement, Conrad s’est vu refuser l’indemnisation des accidents du travail après avoir subi un traumatisme psychologique. Il avait été victime d’un incident majeur sur son lieu de travail aux mains d’un délinquant violent dans le cadre de ses fonctions d’agent de programme fédéral au sein de la communauté.   

Malheureusement, malgré deux appels, Conrad a été jugé inadmissible à l’indemnisation des accidents du travail. Il a courageusement communiqué son parcours difficile aux député-e-s et aux membres du SESJ pour souligner l’urgence de modifier la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État – une loi qui n’a pas fondamentalement changé depuis 50 ans. 

La Loi prévoit le mécanisme législatif et financier grâce auquel les fonctionnaires fédéraux‑ales sont couverts par les commissions provinciales et territoriales d’indemnisation des accidents du travail. Ce sont les commissions provinciales et territoriales d’indemnisation qui déterminent exclusivement les critères, les prestations et les autres aides offertes aux personnes qui ont droit à l’indemnisation des accidents du travail. En raison de cet arrangement actuel, un grand nombre des membres du personnel fédéral de santé publique sont souvent exclus de la couverture.

Concrètement, les modifications proposées à la Loi permettraient d’inclure le droit des membres du personnel de sécurité publique de soumettre des demandes d’indemnisation présomptives pour des blessures psychologiques liées au travail, parfois appelées « blessures de stress au travail ».  

Les modifications proposées conduiraient à une définition des membres du personnel fédéral de sécurité publique – reconnus comme étant plus vulnérables aux blessures de stress au travail et qui auraient droit à une couverture en cas de blessure présomptive – qui serait comprise dans la loi fédérale.   

JOURNÉE DE LOBBYING DU SESJ

La réception organisée cette année au Parlement a permis au SESJ non seulement de rencontrer des député-e-s de tous les partis lors de la soirée, mais aussi d’assurer un suivi le jeudi 9 octobreavec des député-e-s de haut rang, dont le secrétaire d’État fédéral au Travail, John Zerucelli. Dans le cadre de ce suivi, on a abordé les raisons pour lesquelles les membres du SESJ et les autres membres du personnel fédéral de sécurité publique qui souffrent d’un traumatisme lié au stress au travail ont IMMÉDIATEMENT besoin des modifications législatives.  

Le SESJ reste très encouragé par la qualité du dialogue avec M. Zerucelli et d’autres parlementaires de haut rang, notamment le ministre conservateur du Cabinet fantôme Kyle Seeback (Travail), que nous avons également rencontré au Parlement. 

Pour démontrer davantage son soutien à la santé mentale des membres du personnel de sécurité publique à l’échelle du pays, le SESJ a invité les député-e-s à porter son insigne spécialement conçu, arborant son propre logo « Blessure présomptive », pendant la période de questions à la Chambre des communes le 9 octobre.

Cet insigne symbolise le pouvoir d’assurer aux membres du SESJ et aux autres membres du personnel fédéral de sécurité publique l’accès aux services de santé mentale dont ils ont besoin. 

Les efforts de sensibilisation soutenus déployés par le SESJ dans ce domaine depuis deux ans semblent avoir donné lieu à une dynamique importante parmi plusieurs député‑e-s clés du gouvernement et de l’opposition, qui semblent comprendre la nécessité d’apporter les modifications législatives le plus rapidement possible.

Plusieurs d’entre eux ont proposé de travailler en étroite collaboration avec le SESJ pour y parvenir, soit dans le cadre du prochain budget fédéral, soit par l’entremise d’un autre mécanisme législatif. 

L’équipe du SESJ attend également avec impatience une autre réunion importante prévue plus tard cette semaine avec la ministre fédérale de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, que le vice-président régional Jeff Sandelli a pu organiser. Nous continuerons à travailler avec l’ensemble des député-e-s qui sont prêt-e-s à appuyer les modifications législatives nécessaires pour que les membres du personnel fédéral de sécurité publique obtiennent le soutien auquel ils ont droit dans les efforts qu’ils fournissent pour assurer la sécurité du peuple canadien.