Les Prix nationaux de la sécurité publique du SESJ reconnaissent et célèbrent le travail exceptionnel entrepris par nos membres à travers le pays. Trop souvent, le travail crucial des membres du SESJ se fait dans l’ombre, loin des yeux de nombreux Canadiens qui dépendent de l’engagement et du dévouement des employés fédéraux de la sécurité publique et de la justice pour assurer leur sécurité.
Lors d’une cérémonie de remise de prix le 15 avril 2026, sept membres du SESJ ont occupé le devant de la scène à Ottawa pour représenter notre syndicat et le travail acharné que nos membres accomplissent. Nous saluons leur dévouement envers leurs collègues, leurs communautés et leurs concitoyens, et nous les remercions d’avoir fait des efforts extraordinaires chaque jour dans le cadre de leur travail pour assurer notre sécurité à tous.

Mike Ashman
Centre des opérations du gouvernement, Ontario
Mike Ashman a joué un rôle clé dans le renforcement de la gestion des urgences et des interventions en cas de catastrophe au Canada grâce à son travail au Centre des opérations du gouvernement (COG) depuis plus de dix ans.
Mike est arrivé à Sécurité publique Canada en 2015 et a occupé diverses fonctions au COG, qui coordonne la réponse du gouvernement fédéral aux urgences nationales. Aujourd’hui, il occupe le poste de chef par intérim de l’équipe des événements cycliques, un petit groupe chargé de surveiller et de se préparer aux risques saisonniers tels que les inondations, les feux de forêt et les ouragans. En étroite collaboration avec des partenaires tels que Ressources naturelles Canada, Environnement et Changement climatique Canada, le Centre canadien de prévision des ouragans, ainsi que les provinces et les territoires, son équipe analyse les risques à l’échelle du pays et veille à ce que le gouvernement fédéral soit prêt pour les saisons à venir.
Le parcours de Mike dans la gestion des urgences a commencé après l’obtention d’une maîtrise en physique. Il a d’abord travaillé au Conseil national de recherches, puis a joint les rangs de Transports Canada avant d’intégrer le programme des Accords d’aide financière en cas de catastrophe (AAFCC) au sein de Sécurité publique Canada.
Au Centre, Mike a été témoin de l’évolution de la nature de la gestion des urgences, qui s’est adaptée en élargissant ses opérations et en renforçant la coordination entre les différents ordres de gouvernement.
Tout au long de sa carrière, Mike a participé à plusieurs interventions nationales majeures, notamment :
- la réinstallation de plus de 25 000 réfugiés syriens,
- la coordination des efforts d’intervention fédéraux pendant la pandémie de COVID-19
- le soutien à la gestion des demandeurs d’asile
- l’évacuation due aux feux de forêt de Yellowknife en 2023
- l’équipe chargée des événements majeurs lors des préparatifs du sommet du G7.
Ce que Mike apprécie le plus dans son travail, ce sont les gens. La gestion des urgences exige de longues heures de travail et des efforts soutenus en période de crise, et il attribue au dévouement de ses collègues le mérite de rendre ce travail possible. Alors que la gestion des urgences fonctionnait autrefois en silos, on reconnaît aujourd’hui de plus en plus que la sécurité publique dépend de partenariats solides au sein de l’ensemble de la famille fédérale.
Après plus d’une décennie au sein du COG et une longue carrière dans la fonction publique fédérale, Mike prévoit de prendre sa retraite en août prochain et espère passer plus de temps avec sa femme. Avec deux fils qui s’apprêtent à franchir des étapes importantes de leur vie — un qui entre à l’université et l’autre qui termine ses études secondaires —, il espère passer plus de temps avec sa famille après des années de travail exigeant qui ont souvent nécessité de longues heures et de nombreux déplacements. En repensant à sa carrière, Mike demeure fier du dévouement dont il a été témoin au sein de la communauté canadienne de gestion des urgences. Qu’il s’agisse d’intervenir en cas de catastrophe, de coordonner des opérations nationales ou de travailler en coulisses pour se préparer à la prochaine crise, Mike estime que la force du système de sécurité publique canadien réside dans l’engagement des personnes qui y travaillent.

Chantal Blier
SCC, Québec
Depuis près de 27 ans, Chantal Blier exerce ses fonctions au Service correctionnel du Canada avec engagement, professionnalisme et humanité. Après avoir réussi l’ensemble des examens requis, elle a complété sa formation correctionnelle de trois mois à temps plein au Collège du personnel à Laval. Diplômée en juin 1999, Chantal a débuté sa carrière à l’Établissement de Cowansville à titre d’agente correctionnelle niveau 1, affectée à la sécurité statique.
Après dix mois, Chantal a accédé au poste d’agente correctionnelle niveau 2, travaillant dans le secteur d’habitation des personnes incarcérées, avec la responsabilité d’une charge de travail de détenus. Cette fonction l’a permis de développer une approche humaine et individualisée, notamment lors d’accompagnements en permissions de sortie avec escorte.
Pendant près de dix ans Chantal a été activement impliquée au sein du Programme d’aide aux employés (PAE) ainsi que de l’équipe de Gestion du stress à la suite d’un incident critique (GSIC), contribuant au soutien de ses collègues dans des moments éprouvants.
En 2006, elle a réussi le concours d’agente de programmes sociaux. Parallèlement à son travail à temps plein, elle a poursuivi des études universitaires à temps partiel, obtenant un baccalauréat par cumul de certificats en psychologie des relations humaines, intervention psychosociale et santé mentale. Cet accomplissement l’a permis d’accéder, en 2008, au poste d’agente de programmes correctionnels, fonction que Chantal occupe toujours avec passion.
Lors de la fermeture du département des programmes en 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19, Chantal a assumé, avec trois collègues, la coordination d’une équipe responsable de la formation des détenus affectés à l’entretien, de la mise en place des mesures de prévention, ainsi que du suivi statistique. Au fil des années, elle a également été appelée à prêter main-forte dans différents secteurs lors de situations d’urgence, que ce soit à la cuisine, à la lingerie ou à la préparation de la cantine des détenus.
En 2023, Chantal a reçu la Médaille pour services distingués en établissement, reconnaissance soulignant son engagement soutenu.
Au cours des dernières années, elle a contribué à la formation de nouvelles employées tout en offrant les programmes en coanimation, favorisant le transfert d’expertise et le développement de la relève. Reconnue pour sa facilité à créer des liens, notamment avec les plus jeunes, Chantal participe aussi activement à la vie de son département en organisant un casse-croûte dont les surplus servent entre autres, à souligner les départs ou les congés de maternité. Aujourd’hui, Chantal se prépare à une retraite bien méritée du Service correctionnel du Canada, avec le projet de démarrer une petite entreprise de services de dépannage en communauté, prête à mettre à profit son expérience, son sens des responsabilités et son approche humaine dans cette nouvelle étape de vie.

Francine Cadieux
GRC, Québec
Francine est une ressource essentielle au sein de la Division C de la GRC. Avec plus de 26 ans de service dans la fonction publique, dont 21 ans à la GRC, elle est reconnue pour son expertise, sa collaboration et son engagement envers le travail d’équipe.
Francine joue un rôle clé dans le soutien aux enquêtes policières à travers le système INTELEX. Son travail consiste à traiter les demandes d’information provenant d’enquêteurs de divers secteurs et de différentes provinces, en leur fournissant des renseignements essentiels qui permettent d’amorcer ou de faire progresser leurs recherches. Elle collabore régulièrement avec de nombreux partenaires externes, notamment des services policiers et des organisations publiques et privées, afin de faciliter l’accès à l’information nécessaire aux investigations.
Grâce à cette position centrale, elle possède une connaissance approfondie des dossiers et des partenaires avec lesquels l’unité travaille. Cette expertise fait d’elle une référence incontournable pour ses collègues. Plusieurs la décrivent d’ailleurs comme le « bottin » de la Division C, tant elle connaît les ressources, les contacts et les processus qui permettent aux enquêtes d’avancer efficacement.
Au fil des années, Francine est également devenue une mentore pour les nouveaux employés. Toujours disponible et généreuse de son temps, elle accompagne les recrues et partage volontiers son savoir avec les policiers, analystes, aide-enquêteurs et membres du personnel administratif.
Son leadership s’est aussi manifesté à plusieurs reprises lorsqu’elle a été appelée à coordonner l’équipe en l’absence d’un superviseur. Dans ces moments, elle a su gérer les priorités, soutenir ses collègues et assurer la continuité des opérations avec calme et efficacité, démontrant ainsi la confiance que lui accorde l’ensemble de l’unité.
Pour Francine, ce qui rend son travail particulièrement motivant est le fait que chaque journée apporte de nouveaux défis et de nouvelles collaborations. Elle apprécie particulièrement l’aspect collectif du travail et la possibilité d’aider ses collègues. Passionnée depuis longtemps par le milieu policier et les enquêtes criminelles, elle trouve dans son rôle une façon concrète de contribuer à la justice et à l’équité. En dehors du travail, Francine accorde une grande importance à sa famille. Mère de trois fils sportifs, grand-mère attentionnée de cinq petits-enfants et accompagnée de son chien Molly, elle réussit à concilier sa vie familiale avec un engagement professionnel remarquable.

Hatem Mohammad Hatem
SCC, Alberta
Depuis plus de quatorze ans, Hatem Hammad travaille comme éducateur au sein du Service correctionnel du Canada à l’Établissement de Bowden, où il aide les détenus à acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour rebâtir leur vie.
Hatem est arrivé à l’Établissement en octobre 2011 en tant qu’enseignant et y est resté depuis, consacrant sa carrière à l’éducation correctionnelle. Pendant cette période, il a également occupé des fonctions d’agent de libération conditionnelle par intérim, tant à Bowden qu’au bureau de libération conditionnelle de Calgary, pendant plus de deux ans. Ces expériences lui ont permis de mieux comprendre l’ensemble du processus de réhabilitation — de l’éducation en établissement à la réintégration dans la communauté.
Tout au long de sa carrière, il a été animé d’une conviction profonde dans le pouvoir transformateur de l’éducation. Bon nombre des personnes avec lesquelles il travaille arrivent en détention sans diplôme d’études secondaires et se sentent souvent découragées quant à leur avenir. En les aidant à acquérir des compétences de base et à se fixer de nouveaux objectifs, il s’efforce de leur montrer qu’il existe d’autres voies possibles.
Un exemple marquant concerne un détenu qui, au départ, refusait de retourner à l’école. Cet homme avait été impliqué dans le trafic de drogue et pensait que l’éducation n’avait pas sa place dans son avenir. Après plusieurs conversations sur les répercussions plus larges de ses actes — notamment l’impact qu’ils pouvaient avoir sur les familles et sur sa propre relation avec sa fille —, il a commencé à reconsidérer son parcours. Grâce au soutien et aux conseils reçus, il a rempli les conditions requises pour reprendre ses études et il a obtenu son diplôme d’études secondaires le jour même de sa libération. Le personnel a célébré ce jalon important en lui remettant une toge et un mortier de diplômé alors qu’il franchissait les portes de l’Établissement. Il a par la suite été confirmé qu’il avait retrouvé sa fille et intégré un programme d’apprentissage — une réussite qui continue de renforcer la valeur de l’éducation en milieu carcéral.
En réalité, l’engagement d’Hatem à aider les autres a commencé bien avant son arrivée dans le milieu correctionnel. Au début de sa carrière, il avait travaillé avec des personnes handicapées et qui avaient des besoins spéciaux en matière de réadaptation. Au fil du temps, il a occupé des postes dans l’enseignement au sein d’universités et de collèges, en aidant les étudiants à poursuivre leurs études. Même s’il trouvait ce travail gratifiant, il s’est rendu compte qu’il pouvait avoir un impact encore plus grand en réhabilitation et en éducation correctionnelle, où le besoin de soutien et d’opportunités est souvent encore plus grand.
Son propre parcours de vie a également façonné sa vision des choses. Il a immigré au Canada avec sa femme en 1991, et ils ont commencé leur vie au Canada ensemble en partant de zéro. Après avoir suivi des études complémentaires en réhabilitation et en éducation — notamment une maîtrise en éducation —, il s’est construit une carrière où il pourrait aider les autres à surmonter les obstacles et à réaliser leur plein potentiel.
En dehors de son travail, il reste profondément attaché à sa famille et à sa communauté. Sa femme et lui ont élevé quatre enfants — trois filles et un fils — et sont aujourd’hui les fiers grands-parents de huit petits-enfants. Il a aussi plusieurs centres d’intérêt personnels qui reflètent sa curiosité et son dévouement à l’apprentissage. Musicien autodidacte, il joue du violon et d’un instrument traditionnel du Moyen-Orient. Pendant les mois d’été, il s’occupe de plusieurs ruches, une activité qu’il apprécie pour sa contribution à l’environnement et à l’agriculture.

Kristy McDougall
GRC, Saskatchewan
Kristy McDougall a débuté sa carrière au sein de la GRC en tant qu’adjointe aux services de détachement (ASD) à La Ronge, en Saskatchewan, poste qu’elle a occupé pendant plus de vingt et un ans. Air Ronge — sa communauté d’origine — a toujours été au cœur de son travail. Ce qui ne devait être au départ qu’un bref déménagement dans la région pour une opportunité temporaire s’est rapidement transformé en une carrière de longue haleine au service des opérations policières dans le Nord de la Saskatchewan.
En tant qu’adjointe aux services de détachement (ASD), Kristy a joué un rôle essentiel de soutien opérationnel auprès des agents de première ligne. Dans les communautés rurales et isolées où les agents viennent souvent d’un peu partout au pays, les ASD apportent une connaissance locale indispensable, établissent des relations avec les partenaires communautaires et contribuent à garantir que les agents puissent intervenir efficacement dans des situations complexes.
Au quotidien, son travail peut comprendre la coordination des ressources après un incident majeur, la prise de contact avec les dirigeants locaux, l’aide aux procédures judiciaires et d’enquêtes, ou encore la contribution au bien-être du personnel à la suite d’événements traumatisants.
Ces dernières années, elle a assumé un rôle de direction dans le cadre du projet pilote de l’équipe de gestion de district des adjoints aux services de détachement de la GRC au sein de la Division « F » de la Saskatchewan. Aux côtés d’une collègue, elle a contribué au lancement de cette initiative en 2022 afin d’identifier les problèmes de longue date affectant les ASD dans toute la Saskatchewan et d’élaborer des solutions pour y remédier.
Au cours du projet pilote, Kristy et son homologue ont travaillé en étroite collaboration avec 113 détachements à travers la Saskatchewan pour relever les principaux défis liés à la formation, à la cohérence opérationnelle, au soutien en matière de santé mentale et à la gestion de la charge de travail.
Cette initiative a contribué à un changement culturel important au sein de la Division en fournissant aux ASD une orientation plus claire, des réponses cohérentes et un réseau de soutien plus solide. Pour de nombreux employé-e-s, cela a signifié avoir quelqu’un vers qui se tourner lorsque des difficultés surviennent. En reconnaissance de leur leadership et de leur impact, Kristy et son homologue ont reçu le Prix du leadership de l’Association des chefs de police de la Saskatchewan en 2024 pour leur impact positif sur les opérations policières et la sécurité publique.
Tout au long de sa carrière, Kristy est également demeurée très impliquée dans sa communauté. Elle a occupé les fonctions de conseillère municipale et d’adjointe au maire de la localité d’Air Ronge. Son travail bénévole atteste son engagement : présidente de Northern Sport Culture and Recreation, membre du conseil d’administration de Kidsport, et bénévole auprès des Ice Wolves de La Ronge de la ligue de hockey junior de la Saskatchewan en tant que famille d’accueil. Elle a aussi contribué à la création d’organisations telles que Northern Animal Rescue et le Teen Girls Wellness Group. Elle a également reçu la Médaille du jubilé de platine de la reine Elisabeth II ainsi que d’autres prix régionaux pour son leadership. Kristy attribue à son famille — notamment à son mari et à sa fille — ainsi qu’aux encouragements de ses collègues et de son syndicat le soutien qui l’a aidée à relever les défis et à assumer les responsabilités de sa carrière.

Michelle Martin
SCC, Nouvelle-Écosse
Ce qui a commencé par une offre d’emploi trouvée par hasard s’est finalement transformé en près de deux décennies de service dévoué à la sécurité publique.
En 2007, après avoir travaillé dans le secteur associatif en tant que conseillère auprès de personnes en situation de handicap, Michelle Martin parcourait les offres d’emploi lorsqu’elle est tombée sur une annonce pour un poste d’« intervenant principal » à l’Établissement Nova pour femmes, à Truro (Nouvelle-Écosse). La formation requise consistait en un cours éprouvant de 16 semaines, mais ce pari a porté fruits, puisque Michelle a terminé première de sa promotion en 2007! Elle est entrée en fonctions dès le lendemain dans l’unité d’isolement de sécurité maximale de l’Établissement Nova pour femmes.
Michelle a passé la décennie suivante à travailler au sein de l’Établissement Nova pour femmes, où elle a acquis une vaste expérience de première ligne et développé une compréhension approfondie du travail correctionnel dans le système fédéral. En 2017, Michelle s’est vu offrir un poste à durée déterminée en tant qu’agente de libération conditionnelle, puis est devenue employée permanente, passant aux services correctionnels communautaires — un rôle qu’elle occupe encore aujourd’hui.
Au-delà de ses responsabilités quotidiennes, Michelle a apporté d’importantes contributions à la formation et à la préparation aux situations de crise au sein du Service correctionnel du Canada. Elle est l’une des cinq formatrices nationales en négociation de crise, et à ce titre, elle aide à préparer le personnel à travers le pays à faire face à certaines des situations les plus à risque dans le système correctionnel fédéral, notamment les émeutes et les prises d’otages.
Le programme comprend un processus de sélection rigoureux suivi de huit jours de formation intensive en présentiel. En tant que formatrice, elle prend cette responsabilité très au sérieux et veille à ce que chaque participant réponde aux normes requises pour gérer en toute sécurité les incidents critiques au sein des établissements.
Près de vingt ans après ses débuts dans le système correctionnel fédéral, Michelle trouve toujours autant de sens à son travail. Un cas en particulier se démarque : un délinquant fédéral qu’elle a supervisé, qui avait été fortement impliqué dans des gangs, a réussi à transformer sa vie et à récupérer la garde de sa fille. De telles réussites ne se produisent pas tous les jours, mais elles rappellent avec force l’impact que les agent-e-s de libération conditionnelle peuvent avoir sur la vie des gens.
Michelle a également contribué à plusieurs autres initiatives de formation, notamment le programme de perfectionnement continu des agent-e-s de libération conditionnelle (POCD) et les programmes de préparation des établissements, et à l’heure actuelle, elle se prépare à devenir animatrice du Programme d’apprentissage conjoint (JLP).
En tant que fière dirigeante syndicale, Michelle Martin a démontré son leadership dans le domaine du bien-être au travail. Comme elle a été victime d’un incident de violence au travail au début de sa carrière, elle est devenue une défenseure infatigable de la sécurité psychologique sur le lieu de travail. Elle encourage ses collègues à consigner les incidents, à recourir aux soutiens disponibles et à demander de l’aide en cas de besoin. En dehors de ses responsabilités professionnelles, Michelle consacre chaque année beaucoup de temps au bénévolat auprès de Northern Youth Abroad (NWA), un programme qui met en relation des jeunes issus de communautés du Nord avec des familles d’accueil un peu partout au Canada. Depuis 2018, elle accueille chez elle des participants issus de communautés défavorisées du Nord, les hébergeant pendant cinq semaines chaque été.

Nicholas Tilgner
GRC, Québec
Nicholas Tilgner a consacré sa carrière à la sécurité publique, apportant à son travail au sein de la Gendarmerie royale du Canada une expérience particulièrement variée dans les domaines des interventions d’urgence, de l’aviation, de la médecine et de la sécurité des armes à feu.
Membre de la GRC depuis sept ans, à l’heure actuelle, il travaille au service des enquêtes sur les armes à feu. À ce poste, il contribue à s’assurer que les agents des forces de l’ordre et le personnel gouvernemental sont équipés pour gérer et répondre en toute sécurité à des menaces complexes et émergentes. Son travail soutient les efforts plus larges des experts de la GRC qui fournissent des conseils techniques sur la sécurité et la manipulation des armes à feu dans le cadre des opérations gouvernementales.
Nicholas aborde son rôle grâce à son parcours professionnel remarquablement varié. En effet, avant de faire partie de la GRC, il a été pilote dans l’Aviation royale canadienne, a travaillé comme ambulancier, pompier, instructeur en sécurité et spécialiste en sauvetage avancé, et il a occupé des postes de direction en médecine d’urgence, notamment en tant que directeur des services médicaux d’urgence dans le Nord du Canada.
Ces expériences lui ont permis de développer une compréhension approfondie de la gestion de crise et des interventions d’urgence, ainsi que la capacité d’anticiper les défis opérationnels et d’élaborer des solutions pratiques dans des environnements très stressants.
Son expérience du domaine médical continue d’influencer son travail aujourd’hui. Après avoir joint la GRC, Nicholas a mis en place une formation pour le personnel sur les interventions en cas d’hémorragie traumatique. Cette formation va au-delà de la formation standard aux premiers soins afin de mieux préparer les employés à intervenir en cas de blessures graves. Certifié par l’American College of Surgeons en contrôle des hémorragies traumatiques, il a aidé à former ses collègues à intervenir efficacement face à des blessures graves dans des situations critiques.
Au sein de son équipe, Nicholas apprécie la diversité d’expérience que chaque membre apporte au lieu de travail. Alors que certains collègues se spécialisent dans les technologies et les équipements modernes, il apporte une perspective unique ancrée dans les connaissances historiques, l’expérience opérationnelle et les interventions d’urgence. Ensemble, ces compétences complémentaires permettent à l’équipe de fournir des conseils efficaces en matière de sécurité des armes à feu.
Nicholas s’engage également dans le mentorat et le partage des connaissances. Comme de nombreux membres de son équipe en sont encore au début de leur carrière, il partage souvent les leçons tirées de décennies d’expérience dans divers métiers des services d’urgence.
Au-delà de son travail sur le terrain, Nicholas participe également à des débats plus larges sur les politiques publiques concernant les interventions d’urgence et la résilience communautaire. Fort de son expérience de secouriste bénévole dans des communautés rurales, il a plaidé en faveur de nouvelles dispositions qui permettraient aux employés des secteurs réglementés par le gouvernement fédéral de prendre des congés afin de répondre aux urgences locales — telles que les incendies ou les inondations — sans mettre leur emploi en péril. Cette proposition reflète sa conviction que la force des communautés dépend de la volonté et de la capacité de personnes formées à intervenir lorsque surviennent des catastrophes. Tout au long de sa carrière, le travail de Nicholas a été guidé par un principe simple : la sécurité publique est renforcée lorsque le savoir-faire, la collaboration et le service communautaire vont de pair. Qu’il s’agisse de former des collègues, d’intervenir en cas d’urgence ou de contribuer aux discussions sur les politiques, il continue d’apporter cet engagement dans chaque aspect de son travail.
