Le 20 avril, les vice-présidents régionaux (VPR) Zoe Johnston, Kirsty Havard et Jeff Sandelli ont rencontré Jenny Kwan, députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) et porte-parole en matière de sécurité publique, dans son bureau à Ottawa. La députée Kwan est également porte-parole du NPD pour les questions de sécurité publique et de sécurité nationale.
Cette rencontre a été rendue possible du fait que la députée Kwan assistait à la cérémonie de remise des Prix nationaux de la sécurité publique organisée par le SESJ sur la Colline du Parlement, où elle a prononcé quelques mots au nom du NPD.
À l’issue de la cérémonie, la députée Kwan s’est entretenue avec les lauréat-e-s et a échangé avec des représentant-e-s du SESJ. Comme la députée Kwan représente la circonscription de Vancouver-Est, en Colombie-Britannique (C.-B.), elle tenait particulièrement à échanger avec les trois VPR représentant les membres du SESJ dans la région du Pacifique. Elle a donc demandé une rencontre de suivi, organisée la même semaine dans son bureau de la Colline du Parlement, à Ottawa.
Au cours de la réunion qui s’est tenue dans le bureau de la députée Kwan, les représentant-e-s du SESJ lui ont présenté un aperçu détaillé de la composition du SESJ, qui compte environ 19 500 membres répartis dans 18 ministères et organismes fédéraux.
La discussion a ensuite permis d’expliquer les rôles uniques que jouent les membres du SESJ, tant dans la mise en œuvre d’interventions de première ligne que dans leur fonction de pilier opérationnel et administratif de nombreux dossiers liés à la sécurité publique à l’échelon fédéral. Le SESJ reconnaît que d’innombrables membres travaillent souvent dans l’ombre, sans bénéficier de la reconnaissance traditionnellement accordée au personnel de sécurité publique.
Les représentant-e-s du SESJ ont fait savoir à la députée Kwan qu’ils étaient particulièrement préoccupé-e-s par les compressions budgétaires du Conseil du Trésor du Canada dans l’ensemble des ministères; certaines sont déjà en cours, tandis que d’autres doivent encore être mises en œuvre, mais devraient l’être au cours des prochaines vagues prévues dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses. Ces compressions budgétaires auront inévitablement des répercussions sur la sécurité publique.
La VPR Havard a présenté un aperçu détaillé de la situation au Service correctionnel du Canada (SCC), à la fois dans les établissements et dans les quartiers généraux régionaux. Elle a souligné les répercussions du réaménagement des effectifs sur des fonctions essentielles du SCC, notamment les postes d’enseignant-e-s et d’agent-e-s d’entretien. Le VPR Sandelli a fait part de ses inquiétudes concernant la décision du SCC de supprimer le poste de coordinateur de l’emploi dans la collectivité (CEC). La députée Kwan a reçu un aperçu des compétences spécialisées et du soutien offerts par ce poste, et on lui a expliqué qu’aucun plan crédible n’avait encore été défini pour remplacer les services fournis par le CEC.
Les représentant-e-s du SESJ ont fait remarquer que les compressions budgétaires actuelles et proposées en sécurité publique semblent aller complètement à l’encontre du Cadre fédéral visant à réduire la récidive publié précédemment par le gouvernement libéral. Cette stratégie signale l’emploi, la stabilité du revenu et les réseaux de soutien communautaire comme des facteurs déterminants pour une réinsertion réussie.
La VPR Johnston a fait part des importantes compressions budgétaires en cours au sein du ministère de la Justice, tout en soulignant que des réductions semblables étaient à l’étude et en cours de conception au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à l’échelle nationale. Elle a également évoqué plusieurs incidents majeurs et tragédies survenus en Colombie-Britannique au fil des ans, faisant valoir le rôle essentiel que les membres du SESJ ont joué dans le système judiciaire. Elle a averti que ces compressions budgétaires incessantes mettraient à rude épreuve tous les services de première ligne et viendraient compromettre encore davantage la sécurité publique.
Les VPR ont ensuite présenté à la députée Kwan un aperçu de la campagne sur les maladies présomptives du SESJ. Des renseignements lui ont été communiqués au sujet des obligations du gouvernement fédéral envers les fonctionnaires fédéraux en vertu de la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État (LIAE). Les limites de cette loi se sont malheureusement soldées par des différences de traitement de la part des commissions d’indemnisation des accidents du travail selon la province ou le territoire où résident les membres du SESJ.
En conséquence, le SESJ continue de plaider en faveur de modifications à la LIAE afin de garantir à ses membres une couverture uniforme et équitable en matière de maladie présomptive à l’échelle du pays, de sorte que les agent-e-s fédéraux chargé-e-s de la sécurité publique bénéficient du soutien dont ils ont besoin au moment où ils en ont besoin. La députée Kwan a remercié le SESJ pour ces renseignements, puisqu’elle continue d’approfondir ses connaissances dans son rôle de porte-parole. Elle met à profit ses connaissances et son expérience dans les discussions sur la sécurité publique, et elle est consciente que les mesures d’intervention et de soutien destinées aux personnes incarcérées dans un établissement fédéral contribuent grandement à leur stabilité et, plus largement, à la sécurité publique. Elle a également souligné la nécessité de mettre en place, au sein du système judiciaire canadien, des mécanismes permettant d’assurer des procédures ordonnées en vue de garantir un traitement, une évaluation et une représentation adéquats, pour la sécurité de nos collectivités.
La députée Kwan a également indiqué qu’elle était au courant des modifications à la LIAE que proposait le SESJ, modifications qui avaient été initialement présentées par l’ancien député de longue date Peter Julian dans le cadre du projet de loi C-357. La VPR Johnston a remis à la députée Kwan une épinglette de la campagne sur les maladies présomptives, cette dernière la plaçant immédiatement sur ses vêtements, tout en affirmant qu’elle comptait bien poursuivre ses efforts pour soutenir les modifications à la LIAE dans le but d’aider les membres du SESJ.
La réunion s’est conclue par un engagement de la députée Kwan à poursuivre sa collaboration avec le SESJ afin de faire avancer les intérêts des membres dans divers dossiers, en luttant pour la reconnaissance et la mise en place de protections concrètes en matière de sécurité d’emploi et de santé mentale. Elle s’est dite disposée à participer à des visites sur place en Colombie-Britannique afin de renforcer ses liens avec les membres du SESJ et de mieux comprendre le travail qu’ils accomplissent pour assurer la sécurité de la population canadienne.
