Des membres du SESJ et de l’AFPC se mobilisent contre le retour obligatoire au bureau quatre jours par semaine 

Le 6 juillet, à l’entrée en vigueur du retour obligatoire au bureau quatre jours par semaine, les membres du SESJ et de l’AFPC se sont mobilisés sur plusieurs sites du Service correctionnel du Canada afin de dénoncer une politique qu’ils jugent injustifiée et déconnectée des réalités du terrain. Cette mobilisation faisait suite à d’autres actions tenues dans les semaines précédentes, notamment le 23 juin au complexe Guy-Favreau, ou les membres de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) et de Justice Canada se sont rassemblés en présence de la vice-présidente régionale du Quebec (GRC-Justice-SPPC-SCC Communauté-CLCC), Annie Blanchette.  

Pour les membres, cette mesure entraînera des conséquences concrètes, notamment une augmentation des coûts liés aux déplacements et une diminution de la flexibilité qui permettait une meilleure conciliation entre les responsabilités professionnelles et personnelles. Le télétravail a pourtant démontré son efficacité pour l’exécution des tâches administratives tout en contribuant au bien-être et à la santé psychologique du personnel. 

Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne de l’AFPC « Retour au bureau : pas de plan, pas de preuve, pas de place », qui remet en question une décision imposée sans démonstration claire des avantages pour les travailleurs ou pour les services publics. Les membres ont profité de l’occasion pour réaffirmer leur opposition à une politique qui alourdit inutilement leur quotidien et ne tient pas compte des préoccupations exprimées par le personnel.  

La mobilisation du 23 juin s’est également tenue alors que les négociations avec le Conseil du Trésor demeurent difficiles. Devant des offres insuffisantes pour répondre aux attentes des membres et reconnaître leur contribution, le message lancé est sans équivoque : les travailleuses et les travailleurs méritent le respect, des conditions de travail équitables et une véritable volonté de négocier de bonne foi. 

Appel à l’action 

Le RAB de quatre jours ne marque pas la fin de ce combat. Les membres sont encouragés à rester engagés auprès de leur syndicat, à participer aux actions en milieu de travail et à appuyer les efforts de campagne de l’AFPC. Consultez la page Retour au bureau : pas de plan, pas de preuves, pas de place afin de prendre connaissance des mesures qui peuvent être prises pour contester cette obligation.  

En restant unis, nous pouvons continuer à militer en faveur d’une approche moderne et fondée sur des données probantes en matière de travail, qui respecte les fonctionnaires et serve mieux les Canadien-ne-s.