Le 6 juillet dernier, le Syndicat des employé-e-s de la Sécurité et de la Justice (SESJ) et l’Alliance de la Fonction publique du Canada – Région des Prairies (AFPC-Prairies) étaient au Stampede de Calgary, où ils ont participé activement à la réception d’À voix égales, un événement phare de cet organisme qui prône une meilleure représentation des femmes à tous les échelons gouvernementaux canadiens.
En tant que fier commanditaire de l’événement, l’AFPC-SESJ tenait à mettre en relief l’importance de la diversité des genres en politique ainsi que les problèmes urgents auxquels est confronté le personnel de la sécurité publique en Alberta.
Pendant la réception, les représentant-e-s de l’AFPC-SESJ ont eu l’occasion de rencontrer de nombreux élu-e-s de la province et d’ailleurs, notamment des représentant-e-s du gouvernement provincial et de l’opposition officielle ainsi que Christy Clark, ancienne première ministre de la Colombie-Britannique, et de leur faire part des défis que connaissent nos membres, notamment les quelque 800 membres de l’AFPC-SESJ qui travaillent pour la sécurité publique fédérale au sein de la GRC en Alberta. Bon nombre de ces membres ont maintenant un avenir incertain à cause des transformations qui s’annoncent dans les services policiers de la province, y compris les récentes mesures législatives visant à établir une force policière qui pourrait remplacer la GRC dans de nombreuses collectivités albertaines.
Cinq représentant-e-s de l’AFPC-SESJ étaient présents à l’événement : le président national David Neufeld, la vice-présidente régionale Valda Behrens, le vice-président régional Zef Ordman, la vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC-Prairies Hladun ainsi que sa suppléante, Krysty Thomas.
Tout au long de la réception, ils ont mis en valeur le rôle de l’AFPC-SESJ dans la défense des intérêts du personnel de la sécurité publique, non seulement en Alberta, mais aussi dans le reste du Canada.
Au fil de ses discussions avec la première ministre albertaine Danielle Smith, les ministres et les membres de l’opposition officielle, notre délégation a invité ces élu-e-s à rencontrer des dirigeant-e-s du SESJ afin de mieux comprendre les réalités du personnel opérationnel de la GRC qui vit en Alberta.
L’AFPC-SESJ croit fermement que l’approche la plus efficace pour réaliser l’objectif de l’Alberta, à savoir une force de police réactive et efficace, demeure l’investissement de ressources dans la GRC. La mise en place d’une nouvelle force de police parallèle pourrait compromettre le rôle de longue date que jouent les membres en uniforme de la GRC et miner les contributions de plus de 800 membres chevronnés du personnel fédéral de sécurité publique dans la province.
Vu l’incertitude entourant la transition potentielle de la GRC vers un nouveau cadre policier, ces employé-e-s dévoué-e-s, qui sont des parents, des grands-parents, des bénévoles de la collectivité et des gens de foi, s’inquiètent avec raison leur avenir.
Les bouleversements potentiels et le manque de clarté concernant le processus de transition posent plusieurs risques, notamment la possibilité que certains membres du personnel de sécurité publique cherchent proactivement à trouver un nouvel emploi en dehors du secteur policier ou alors ailleurs au Canada à cause de préoccupations compréhensibles concernant les pertes d’emploi ou les changements de rôle. De telles occurrences exacerberaient les problèmes de dotation en personnel pour les organisations de sécurité publique en Alberta.
En outre, l’AFPC-SESJ est très préoccupé par la perte potentielle de l’expertise acquise au fil de dizaines d’années d’expérience par les membres actuels du personnel fédéral de sécurité publique. Selon nous, il est impératif de renforcer l’investissement de ressources dans la GRC afin de garantir l’efficacité des services de police et la sécurité des collectivités.
La présence de l’AFPC-SESJ à l’événement d’À voix égales au Stampede de Calgary représente un pas important dans le dialogue avec les décideurs politiques de l’Alberta. Nous sommes impatients de poursuivre ce dialogue avec les député-e-s et les représentant-e-s du gouvernement dans les mois à venir, tandis que nous continuons de plaider pour des politiques qui soutiennent le personnel de la sécurité publique et les collectivités qu’il protège.
