La VPR du SESJ, Valda Behrens, rencontre le chef du NPD, Naheed Nenshi, et des députés provinciaux pour discuter de la campagne « Albertain-e-s pour la GRC »

Le 19 novembre, la vice-présidente régionale du SESJ, Valda Behrens, a rencontré le chef du NPD, Naheed Nenshi, David Shepherd (ministre fantôme de la Sécurité publique et des Services d’urgence) et Rob Miyashiro (ministre fantôme des Affaires municipales) pour discuter de l’importance d’investir dans des effectifs supplémentaires pour la GRC, au lieu d’une force de police provinciale qui n’a pas encore fait ses preuves. La VPR Behrens s’est exprimée clairement sur les préoccupations du SESJ concernant les résultats en matière de sécurité publique si on devait délaisser graduellement la GRC en Alberta, ainsi que sur la précarité à laquelle sont confrontés les quelque 800 membres du personnel de sécurité publique à l’emploi de la GRC et représentés par le SESJ. Il a été reconnu que le projet de loi 4, la loi modifiant les lois sur la sécurité publique et les services d’urgence, présentée par le gouvernement de la première ministre Smith en 2025, ne fournit aucune information détaillée sur le budget ou la mise en œuvre. Tout au long de la réunion, le caucus du NPD a posé des questions intéressantes, ce qui a permis à la VPR Behrens d’aborder les préoccupations et les complexités entourant le retrait de la GRC en Alberta.

Les questions opérationnelles ont été soulevées comme l’un des nombreux risques d’une transition. La VPR Behrens a fait remarquer qu’il existe de véritables défis en ce qui concerne l’échange des dossiers et la gestion de systèmes d’information qui pourraient ne pas être compatibles et qui ont le potentiel de compromettre la rapidité des enquêtes et la continuité des services pour la population albertaine. En outre, il faudrait sans doute rebâtir une grande partie de l’infrastructure à partir de zéro, et acheter des véhicules et des bâtiments.

La question des effectifs n’est toujours pas réglée, d’autant plus que la GRC et les services de police municipaux sont déjà confrontés à de graves problèmes de recrutement. La capacité de la GRC à attirer du personnel de partout au Canada, qui se voit particulièrement pendant les situations d’urgence, est un avantage qui serait impossible pour une force provinciale.

Le groupe a également discuté des lacunes en matière de formation entre la GRC et une force de police provinciale. Comme les shérifs de l’Alberta ne reçoivent pas le même niveau de formation que les agents en uniforme de la GRC, la VPR Behrens a souligné le risque de créer un système de maintien de l’ordre à deux paliers.

Fait particulièrement inquiétant : quelques semaines de formation supplémentaire pour les shérifs de l’Alberta ne suffisent pas, et le résultat aurait des conséquences négatives sur l’ensemble de la population de l’Alberta qui dépend de services de police cohérents et intégrés. Le SESJ a souligné l’importance du maintien de la GRC en Alberta et de la poursuite des investissements pour maintenir un degré élevé de service aux collectivités de la province.

La VPR Behrens a fait remarquer que le site Web Albertans for RCMP (Albertain-e-s pour la GRC) et le site Web de la campagne Servir Ensemble sont des ressources clés, qui mettent tous deux en évidence le travail crucial que les membres du SESJ effectuent en tant que pierre angulaire de la GRC, non seulement en Alberta, mais aussi partout au Canada. Tout au long de la réunion, le SESJ a été heureux d’entendre le NPD reconnaître et affirmer qu’en Alberta, les collectivités sont mieux servies par la GRC, et que la GRC devrait demeurer le service de police de choix en Alberta.

Le SESJ tient à remercier tous les députés néo-démocrates, ainsi que Tony Jeglum (chargé des relations extérieures), Ashley Lundstrom (adjointe de direction du chef du parti) et Kirk Heuser (attaché de presse) pour le temps et l’attention qu’ils ont investis pendant la réunion.