Rencontre entre le président national David Neufeld et le ministre fédéral de la Sécurité publique

Le mardi 17 juin 2025, le président national David Neufeld a eu l’occasion de rencontrer Gary Anandasangaree, le député fédéral de Scarborough—Guildwood—Rouge Park récemment nommé ministre de la Sécurité publique. M. Anandasangaree a été ministre des Relations Couronne-Autochtones de décembre 2024 à mai 2025, et ministre de la Justice et procureur général du Canada de mars à mai 2025.

La réunion de mardi dernier nous a donné une occasion unique de présenter au ministre Anandasangaree et à son personnel le rôle que joue le SESJ, un syndicat qui représente près de 20 000 membres du personnel fédéral de sécurité publique dans 18 ministères et services fédéraux, qui vivent et travaillent dans des centaines de collectivités du pays.

Comme il s’agissait d’une brève réunion d’introduction, le président Neufeld a fait un survol des différents rôles que jouent les membres du SESJ pour assurer la sécurité de la population canadienne, et a souligné trois grandes priorités. 

  • Il a confié au ministre que les membres du SESJ commencent déjà à ressentir l’impact de la récente initiative de recentrage des dépenses gouvernementales, qu’il s’agisse de « l’arrêt du compteur » pour les employé-e-s à période déterminée, de la réduction ou de l’élimination des postes à période déterminée, ou encore de la décision de ne pas remplacer certains employé-e-s de la fonction publique fédérale qui prennent leur retraite. M. Neufeld a ajouté que la deuxième étape de cette initiative aura sans doute des conséquences encore plus graves pour nos travailleur-euse-s de première ligne, intensifiant les problèmes d’une première ligne déjà surchargée et risquant de compromettre les résultats en matière de sécurité publique.
  • Il a exhorté le ministre à prendre pleinement conscience des services cruciaux que fournissent les organismes fédéraux de sécurité publique afin de veiller à ce qu’ils ne fassent pas l’objet de coupes qui compromettraient la sécurité de la population partout au pays. En outre, il a vivement encouragé le ministre à se joindre à une délégation du SESJ cet été ou au début de l’automne pour visiter des installations où travaillent nos membres dans la région du Grand Toronto ou à Kingston, ce qui lui donnerait l’occasion de rencontrer certains de nos membres de première ligne qui travaillent dans le système correctionnel fédéral et à la GRC, entre autres.
  • Il a par la suite évoqué la campagne du SESJ visant à faire connaître les divers rôles que jouent nos membres de la fonction publique fédérale au sein de la GRC, formant le pilier opérationnel de cette organisation. Il a décrit le site Web de la campagne ainsi que deux articles d’opinion sur cet enjeu rédigés par des vice-présidents régionaux de l’Alberta.
  • Il a également expliqué que le SESJ consacre beaucoup de temps à la défense de la GRC en Alberta et dans d’autres provinces où l’avenir des services de police fédéraux est menacé. En mai de cette année, le gouvernement de la première ministre albertaine Danielle Smith a adopté une loi en vertu de laquelle les municipalités seront en mesure de rompre leurs liens avec la GRC, qui assure depuis des dizaines d’années les services de police communautaires essentiels dans la province.
  • Il a fait remarquer que, lorsque le rôle de la GRC est incertain, il s’ensuit une baisse de motivation, une hausse du taux d’épuisement professionnel et un roulement élevé, non seulement chez les membres réguliers, mais aussi chez les membres de la fonction publique. Inversement, en protégeant et investissant dans la GRC, on favorise la stabilité, on s’assure de retenir les sources de connaissances irremplaçables en matière de sécurité publique locale et on prévient d’onéreux problèmes de recrutement. M. Neufeld a invité le ministre à s’appuyer sur les perspectives et les idées du SESJ concernant la GRC afin d’encourager des investissements à long terme nécessaires à un organisme de police fédérale robuste et réactif.
  • Il a invité le ministre, ainsi que son équipe, à soutenir dès maintenant le SESJ dans ses efforts visant à faire modifier la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État (LIAE). Il a rappelé au ministre que si cette loi fédérale était modifiée, les travailleur-euse-s de la sécurité publique fédérale bénéficieraient d’une protection équitable en matière de santé mentale, ce qui s’inscrit tout à fait dans les priorités énoncées dans le discours du Trône. Ces priorités comprennent notamment la reconstruction des institutions publiques du Canada, la résolution des problèmes systémiques dans les soins de santé mentale et l’amélioration de la sécurité au travail pour ceux et celles qui sont en première ligne.
  • Le SESJ tient à souligner que bon nombre de membres du personnel fédéral de sécurité publique, notamment les agent-e-s de libération conditionnelle fédérale, les agent-e-s de programmes, le personnel de soutien opérationnel de la GRC et les adjoint-e-s juridiques du ministère de la Justice, sont exposés à des incidents traumatisants, à du matériel de nature crue et à des personnes criminalisées, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux traumatismes liés au stress professionnel. Or, ils ne bénéficient pas des mêmes protections en matière de santé mentale que les membres en uniforme dans de nombreuses provinciales. En effet, la version actuelle de la LIAE laisse à l’écart des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux de la sécurité publique qui subissent des blessures psychologiques dans le cadre de leur travail, soit d’assurer la sécurité de la population canadienne.
  • Le président Neufeld a fortement encouragé le ministre à travailler avec ses collègues du ministère du Travail afin que les modifications à la LIAE proposées par le SESJ soient apportées dans les plus brefs délais. Il l’a aussi invité à participer en octobre 2025 à la deuxième édition d’un événement organisé le SESJ sur la Colline du Parlement pour souligner la Journée mondiale de la santé mentale. Le SESJ enverra une invitation officielle au ministre afin que celui-ci puisse mieux comprendre l’urgence d’améliorer l’accès à la couverture des blessures par présomption pour les membres du SESJ, et collabore avec tous les partis pour que la loi soit enfin modifiée.