Les députés Gill et Vis accompagnés du SESJ pour une visite de l’Établissement du Pacifique

Le 19 février, les députés Sukhman Gill et Brad Vis ont visité l’Établissement du Pacifique, à Abbotsford, en Colombie-Britannique, en compagnie de Kirsty Havard, vice-présidente régionale du SESJ, et de Louise Shibicky, vice-présidente de la section locale 20017.

Les députés Gil et Vis ont rencontré des membres du SESJ travaillant dans différents secteurs du pénitencier fédéral, afin de se renseigner sur leur contribution à la sécurité publique et sur les risques de traumatismes psychologiques liés au fait de travailler quotidiennement avec une population carcérale. Le groupe a commencé sa visite au Centre régional de réception et d’évaluation, où sont traités 99 % des détenus fédéraux de sexe masculin qui purgent une peine fédérale dans la région du Pacifique. Les députés se sont entretenus avec un technicien chargé de la collecte d’information, dont le travail consiste à examiner minutieusement les documents reçus afin d’y repérer tout matériel lié à la criminalité sexuelle et d’empêcher ainsi la diffusion de ce type de matériel dans les unités résidentielles.

Bien qu’elle soit constamment exposée à du matériel potentiellement traumatisant, l’équipe de collecte d’information ne bénéficie d’un soutien en santé mentale que dans le cadre du régime fédéral habituel d’avantages sociaux et de l’accès au Programme d’aide aux employé-e-s.

L’employeur n’offre aucun autre soutien officiel pour aider les employé-e-s à assurer leur mieux-être psychologique. Les psychologues spécialisés dans les traumatismes sont difficiles à trouver dans la région d’Abbotsford et ont souvent de longs délais d’attente. De plus, il appartient aux employé-e-s de trouver eux-mêmes, pendant leurs moments libres, un psychologue compétent et sensibilisé aux traumatismes.

Dans le secteur des magasins de l’établissement, les membres du SESJ ont fait part de leur inquiétude quant aux réductions d’effectifs parmi le personnel de nettoyage dans les établissements pénitentiaires d’un bout à l’autre du pays, ainsi qu’au manque d’information communiquée à ce sujet.  

Des améliorations ont été apportées aux méthodes de nettoyage professionnel pendant la pandémie, méthodes qui se sont avérées cruciales pour maintenir les normes d’hygiène de base. Les députés présents se sont montrés très compréhensifs face à cette situation.

Le groupe a également visité la cuisine tout juste au moment où les agent-e-s des Services alimentaires (ASA) préparaient les repas pour le dîner. Les cuisines des pénitenciers de la Colombie-Britannique souffrent d’un manque de personnel depuis des décennies. Le modèle de dotation actuel repose en grande partie sur le maintien en poste des employé‑e-s occasionnel-le-s embauché-e-s pour 90 jours et exige que le nouveau personnel reçoive sans cesse une formation et un recyclage, en raison du taux de roulement élevé.

Il convient de noter que les agent-e-s pénitentiaires de l’Établissement du Pacifique sont chargé-e-s de nourrir près de 400 détenus chaque jour, malgré ce manque de personnel.

Au cours du dîner, les députés ont rencontré des membres du SESJ qui leur ont décrit leur travail quotidien et comment leur vie était malheureusement menacée, sur les plans physique et mental, dans l’exercice de leurs fonctions au sein d’un pénitencier fédéral. Les membres ont pu signaler directement quelques-unes de leurs inquiétudes aux députés Gill et Vis, notamment :

  • Manque de personnel
  • Fermeture de l’hôpital du pénitencier (unité B)
  • Récente directive de retour au bureau
  • Réaménagement des effectifs, tout particulièrement les réductions de postes d’enseignant-e-s et de bibliothécaires qui auront une incidence sur la vie des détenus

Pour clôturer la journée, le groupe a rencontré le directeur Atilla Turi afin de discuter de quelques-uns des problèmes liés à l’infrastructure de l’établissement, notamment les fuites dans les canalisations et la présence d’amiante.

Les députés ont quitté le pénitencier avec une meilleure compréhension des difficultés liées au travail en milieu carcéral et des répercussions négatives du réaménagement des effectifs, du retour au bureau et des impasses à la table des négociations.

Nous apprécions le soutien des députés Gill et Vis dans le cadre de la révision de la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État, qui permettra au personnel fédéral de la sécurité publique d’avoir accès à des services de soutien en santé mentale liés aux traumatismes attribuables au stress opérationnel. Les députés ont remis aux représentants du SESJ un certificat remerciant ses membres pour les services qu’ils fournissent jour après jour pour assurer la sécurité de la population canadienne.

Le SESJ remercie Louise Shibicky d’avoir dirigé la visite des installations, ainsi que Laura Wildly, présidente de la section locale 20017, d’avoir organisé cette visite, même si elle n’a malheureusement pas pu être de la partie.